October 1990 – Upside Down 2

I came across this article on the Facebook page of Kill Yr Pics, who was not only kind enough to photograph the Spacemen 3 pages, but who also helped with the translation. Thanks!

Text

Spacemen 3

Il était sans doute temps que l’on rencontre Peter “Sonic Boom” Kember, leader des Spacemen 3, puisqu’à partir de maintenant, il risqué de ne plus être que Sonic Boom, artiste solo, à moins que réellement il puìsse réunir autour de lui un nouvaeu groupe qui soit autre chose qu’un simple conglomérat d’accompagnateurs. En effet, apreès quelques 8 années de vie musicale commune, Peter a décidé de se séparer de son spaceman alter-ego Jason Pierce, coupable d’avoir lance sur les routes son propre groupe Spiritualized pendant que lui-même s’occupait de son album solo “Spectrum”! C’est ainsi que les Spacemen 3 ne furent plus… enfin, peut-être jusqu’à la semaine prochaine, au moment où un bon plan fumette réconciliera nos 2 Gagarine psychédéliques.

Toujours est-il que les Spacemen 3, quoi qu’il arrive, laissent derrière eux une des plus sidérantes discographies des 80s, pour doit se completer d’un nouvel album enregistré avant le split et prévu pour l’automne (“Dream weapon”?) alors qu’il semble qu’un label américain ait enfin aorti “Taking Drugs To Make Music To Take Drugs To”, une collection d’outtakes/demos annoncée depuis longtemps (Peter m’en avait parlé en 88). De plus, quand on écoute les productions de Sonic Boom (“Angel” 12” et “Spectrum” LP) comme celle de Spiritualized (“Any Way That You Want Me” 12”), on se dit que cette separation aura peut-être pour seule consequence de nous fournir 2 fois plus de “spacemen music” de façon à nous dérégler définitivement les sens.

Découverte donc dans le detail de cet aristo déchu pro-drugs qu’est Peter “Sonic Boom” Kember, héritier d’une des plus grosses familles industrielles d’Angleterre, personage excessif et hors-du-commun et – surtout – cogéniteur (le “co” étant pour Jason qu’il ne faudrait pas oublier) d’instants musicaux majeurs qui ont pour noms “Sound Of Confusion”, “Perfect Prescription” ou “Playing With Fire”. Rencontre avec un Sonic Boom dans un état… tertiaire!

Sonic Boom

Pourquoi avoir quitté Glass?

“Parce qu’ils étaient cons! Ils ne nous payaient pas, même quand nos disques marchaient bien. Ils étaient feignants. Nous aurions ét é fous de rester chez eux.”

Mais Fire n’est pas énormément plus renommé…

“Non, mais ils marchent bien actuellement avec des groups comme Parachute Men ou Perfect Disaster.”

Sur “Playin’ With Fire”, on ne trouve plus qu’une chanson écrite par Kember/Pierce. Les autres sont toutes écrites soit par Kember soit par Pierce individuellement.

“C’est parce que nous les avons écrites chacun de notre cõte, de manière différente par rapport à avant.”

Pensez=vous les choses de la même façon?

“Je ne le crois pas. Sen morceaux sont différents des miens. J’éoris les chansons les plus bruyantes. Les parolen de Jason racontent des histoires, les miennes sont plus abstaites… suggestives mais pan décisives. Mais je n’y ai jamais vraiment réfléchi donc je ne suis pas sûr…”

Vous ne composez pas ensemble?

“Non, on écrit la chanson puis on la montre au groupe.”

Vous écrivez donc la musique pour tous les instruments?

“Non, c’est compliqué. Ce n’est pas comme pour la musique Classique: nous n’écrivons que les paroles et l’air (la guitare) et puis le reste du groupe joue… Jason a écrit les paroles des couplets de “Walking With Jesus” et moi, je me suis accupé de celles du refrain. Il a composé la mélodie à laquelle j’ai seulement ajouté le bourdonnement de la guitars. Tu ne peux pas dire que ça, c’est écrire quelque chose… ce n’était qu’une seule note!”

As-tu des lectures particulières qui pourraient influencer tes chansons?

“J’ai lu un bon livre l’autre jour, “The Diary Of A Drug Field” d’Alistair Crowley (Ed: écrivain ésotérique qui a beaucoup influence, entre autres, Jimmy Page)… Je lis également William Burroughs, mais je ne suis pas influence par eux.”

Des livres sur les champignons?

“Tu n’as pas besoin de livres sur les champignons. Tu les manges, c’est tout… J’aime bien, moi…”

Et musicalement, qu’est-ce qui vous inspire?

“Loop…! Nous sommes complétement influences par Loop (rires). Non, beaucoup de choses… Les Stooges et le MC5 évidemment bien qu’il me semble que nous les écoutons moins maintenant… On trouve notre inspiration dans l’Evangile (???), le blues, la soul music du style Otis Redding. Ces temps-ci, j’aime bien My Bloody Valentine, Happy Mondays…”

Tu aimes Happy Mondays?

“Je n’aime pas ce genre de musique. Je ne suis pas trop dans le trip acid-house main c’est un bon groupe.”

Tu apprécie alors sûrement cette idée de “promotion” de la drogue qu’ils incarnent (eux aussi)?

“Il y a 5 ans, les Happy Mondays étaient le genre de mecs à boire tout le temps, le genre de gars que tu aurais retrouvé au Heysel… Aujourd’hui la difference c’est qu’avec les drogues ils sont plus détendus. Je crois qu’il est preferable de fumer des joints que de boire sans cesse parce que, quand tu es bourré, tu ne cherches qu’à te bagarrer. Les drogues arrivent ainsi à modifier l’attitude de beaucoup de gens.”

Crois-tu en l’émergence d’un renouveau psychédélique?

“Yeah! Il y a nous… Loop, My Bloody Valentine, Happy Mondays…”

My Bloody Valentine?

“Ils prennent eux ausni vachement d’acide, d’ecstasy (Ed: d’ailleurs titre d’un de leurs disques, anant que ça ne devienne un moyen de défonce à la mode)… Debbie, la bassiste, est terrifiante… mais elle ont très bien!”

Penses-tu que ce développement du phénomène de la drogue soit en rapport direct avec ce retour du psychédélisme?

“Non, mais ça va de pair… Je ne sais pas mais ça semble changer ces temps-ci en Angleterre. Les gens ont aujourd’hui une attitude moins naïve envers les drogues. Ils ne s’imaginet plus que la marijuana est addictive.”

Le public anglaise est-il fervent de drogues?

“Disons que c’est plus répandu chez nous qu’en France ou en Belgique, mais on n’s pas attaint le niveau de la Hollande! Sur ce point, c’est vraiment trop strict chez vous!”

Si on parle d’une “revolution” passant par la drogue, est-ce que ce n’est pas un phénomène apparu avant tout dans les 60s?

“Révolution, cela ne signifie que “changement”. Quelquefois, le processus est lent. Parfois il l’est moins. Rien ne dure, ça change encore et encore… Cela fait du bien! Si Amsterdam est comme ça aujourd’hui, c’est à cause des 60s, ce n’était pas pareil auparavant. C’est comme l’Espagne: quand Franco est mort, tout le monde s’est détendu… et c’est maintenant le pays le plus délirant. Tu ne peux pas imaginer, Barcelone, c’est fou! Amsterdam est calme en comparaison… Mais, en 20 ans, ça peut changer, tout le monde peut devenir anti-drogue!”

Veux-tu que Spacemen 3 soit un des leaders de cette “revolution”?

“Nous voulons son development mais je ne pense pas que nous serions de bons meneurs. Nous ne sommes pas assez politisés, nous ne sommes pas un groupe politisé.”

Translation

Spacemen 3

It was undoubtedly about time that we met Peter “Sonic Boom” Kember, leader of Spacemen 3, since from now on, he risked being nothing more than Sonic Boom, solo artist, unless he really could get together around from him a new group which is something other than a simple conglomerate of accompanists. Indeed, after some 8 years of musical life together, Peter decided to part ways with his alter-ego spaceman Jason Pierce, guilty of having launched his own group Spiritualized on the roads while he was in charge of his album. solo “Spectrum”! So the Spacemen 3 weren’t … well, maybe until next week, when a good smoke plan will reconcile our 2 psychedelic Gagarin.

Still, the Spacemen 3, whatever happens, leaves behind one of the most astonishing discographies of the 80s, not to say more. A discography that must be completed with a new album recorded before the split and scheduled for the fall (“Dream weapon” ?) whereas it seems that an American label has finally released “Taking Drugs To Make Music To Take Drugs To”, a collection of outtakes / demos announced for a long time (Peter had told me about it in 88). Moreover, when we listen to the productions of Sonic Boom (“Angel” 12 ”and“ Spectrum ”LP) like that of Spiritualized (“ Any Way That You Want Me ”12”), we think that this separation will perhaps have the only consequence of providing us with twice as much “spacemen music” so as to permanently disturb our senses.

Discovery therefore in the detail of this fallen pro-drugs aristocrat that is Peter “Sonic Boom” Kember, heir to one of the largest industrial families in England, excessive and out-of-the-ordinary character and – above all – cogenitor (the “Co” being for Jason that we should not forget) major musical moments which have the names “Sound Of Confusion”, “Perfect Prescription” or “Playing With Fire”. Meeting with a Sonic Boom in a… tertiary state!

Sonic Boom

Why did you leave Glass?

“Because they were jerks! They didn’t pay us, even when our records were doing well. They were lazy. We would have been crazy to stay with them. ”

But Fire is not much more famous …

“No, but they’re doing well now with bands like Parachute Men and Perfect Disaster.”

On “Playin’ With Fire ”, we only find a song written by Kember / Pierce. The others are all written either by Kember or by Pierce individually.

“It’s because we wrote them each on our own, in a different way than before.”

Do you think of things the same way?

“I do not believe that. His songs are different from mine. I write the loudest songs. Jason’s words tell stories, mine are more abstract… suggestive but not decisive. But I never really thought about it so I’m not sure … “

You don’t compose together?

“No, we write the song and then show it to the band.”

So you write music for all instruments?

“No, it’s complicated. It’s not like Classical music: we only write the lyrics and the tune (the guitar) and then the rest of the band plays… Jason wrote the lyrics for the verses of “Walking With Jesus” and I, I took care of those from the chorus. He composed the melody to which I only added the hum of the guitars. You can’t say that is writing something … it was just one note!

” Do you have any particular readings that could influence your songs?

“I read a good book the other day,“ The Diary Of A Drug Field ”by Alistair Crowley (Ed: esoteric writer who is very influential, among others, Jimmy Page)… I also read William Burroughs, but I am not influenced by them. ” Books on mushrooms? “You don’t need mushroom books. You eat them, that’s all … I like it … “

And musically, what inspires you?

“Loop…! We are completely influenced by Loop (laughs). No, a lot of things… The Stooges and MC5 obviously although it seems to me that we listen to them less now… We find our inspiration in the Gospel (???), the blues, the soul music such as Otis Redding style. These days, I like My Bloody Valentine, Happy Mondays… ”

Do you like Happy Mondays?

“I don’t like that kind of music. I’m not too into the acid-house trip, but it’s a good band. “

So surely you like this idea of ​​”promoting” the drug they (too) embody?

“5 years ago, the Happy Mondays were the kind of guy who drank all the time, the kind of guy you would have found at Heysel… Now the difference is that on drugs they’re more relaxed. I think it’s better to smoke joints than to drink all the time because when you’re drunk you just want to fight. Drugs can change the attitude of many people in this way. “

Do you believe in the emergence of a psychedelic revival?

“Yeah! There is us… Loop, My Bloody Valentine, Happy Mondays… ”

My Bloody Valentine?

“They also take lots of acid, ecstasy (Ed: besides title of one of their discs, before it became a fashionable means to get high)… Debbie, the bassist, is terrifying… but she is cool! ”

Do you think that this development of the drug phenomenon is directly related to this return of Psychedelia?

“No, but it goes together… I don’t know but it seems to be changing these days in England. People today have a less naïve attitude towards drugs. They just don’t think marijuana is addictive anymore.”

Are the British public addicted to drugs?

“Let’s say it’s more common here than in France or Belgium, but we haven’t reached the level of Holland! On this point, it’s really too strict in France!

” If we are talking about a “revolution” involving drugs, isn’t this a phenomenon that first appeared in the 60s?

“Revolution, that only means“ change ”. Sometimes the process is slow. Sometimes it is less. Nothing lasts, it changes again and again… It feels good! If Amsterdam is like that today, it’s because of the 60s, it wasn’t the same before. It’s like Spain: when Franco died everyone relaxed … and now it’s the craziest country. Can’t imagine, Barcelona is crazy! Amsterdam is calm in comparison… But, in 20 years, that can change, everyone can become anti-drug!

” Do you want Spacemen 3 to be one of the leaders of this “revolution”?

“We want its development but I don’t think we would be good leaders. We are not politicized enough, we are not a politics group. ”

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